Accueil L'atlas des paysages des hautes alpes Les vallées du lac de Serre Ponçon

Les vallées du lac de Serre Ponçon

Les paysages des vallées du lac de Serre Ponçon

Carte de situation

Structures paysagères majeures

La chapelle St Michel, île et presqu'île à la fois

Des vallons cachés qui se construisent

Art graphique des berges du lac lors des marnages

La Durance et la queue du lac de Serre Ponçon

Installé dans une vallée majeure des Hautes Alpes, celle de la Durance, le lac de Serre-Ponçon s’impose à cette unité paysagère : il est l’élément phare, central, emblématique tant il façonne les paysages. Cela en fait une unité paysagère exceptionnelle partagée entre paysage lacustre et espace monta­gnard : c'est un peu la mer à la montagne ...

Avec la construction du barrage de 1955 à 1960, à des fins de production d’électricité hydraulique, l’unité paysagère a vécu une véritable mutation paysagère. L’exploitation du lac de barrage, soumise aux besoins énergétiques comme aux aléas climatiques, conduit à des phénomènes de marnage saisonniers qui affectent  fortement le paysage perçu et vécu. Ces transformations sont à l'origine de berges en perpétuelle mutation qui, lors des plus basses eaux, laissent apparaître un paysage "stérile" en forte opposition avec la limite haute "vivante". Un caractère fort de cette UP est sa temporalité : le paysage varie selon les saisons, en résonnance avec l’activité du barrage hydroélectrique.

De part et d’autre de ce lac artificiel, s’opposent une rive gauche, à l’ubac, uniformément boisée et une rive droite à l’adret présentant une mosaïque de paysages encore ouverts par l’activité agricole.

Viennent s’accrocher perpendiculairement au lac, des vallées bien marquées (Crévoux, les Orres, Boscodon, Réallon), offrant un dialogue soit directe soit plus lointain, au gré de vues souvent en balcon. Ces vallées profitent de la dynamique touristique du lac.

Le réseau routier est un autre élément structurant du paysage. Traversant l’UP selon un axe NE-SW, il offre une linéarité le long de laquelle une première approche du paysage est offerte avec en point de mire le pont de Savines-le-Lac. Ce dernier est élément constitutif du paysage à part entière qui fait partie de ce pay­sage "fabriqué". Sur cet axe, les points d’appel majeurs remarquables sont le Morgon, les Aiguilles de Chabrières et la vallée sauvage du Boscodon. Des seuils paysagers se situent au niveau de Chorges et de Pontis (hors UP).

L’unité paysagère est aussi marquée par deux pôles urbains : le plus important est celui de la ville d’Embrun, présentant une urbanité diffuse avec le développement éparse de lotissements ; le second est celui de Savines-le-Lac, village recréé, emblématique de l’histoire de la construction du barrage. Entre ces deux pôles urbains, la zone d’extraction de graviers et les zones artisanales et commerciales, dégradent fortement le paysage. Les entrées d’agglomération sont occupées par les activités économiques, implantées en fond de vallée et remontant sur les versants : elles impliquent une perte de lisibilité du paysage.

A noter que la vallée de Réallon perd la perception du lac en fond de vallée, raison pour laquelle elle ne fait pas entièrement partie de l’unité paysagère décrite.

Entités administratives

Cantons : Chorges / Embrun / Guillestre
Communauté de communes : Embrunais / Vallée de l’Avance / Pays de Serre-Ponçon / Savinois Serre-Ponçon
Communes : Baratier / Crevoux / Crots / Embrun / Le Sauze-du-Lac / Les Orres / Prunières / / Puy-Sanières / Saint-Apollinaire / Saint-Sauveur / Savines-le-Lac / Pontis (communes des Alpes de Haute Provence
Partie de Communes : Chorges / Puy-Saint-Eusebe / Rousset / Saint-André-d’-Embrun

Mesures règlementaires

Parcs nationaux : aire optimale d’adhésion du Parc national des Ecrins
Parcs régionaux : aucun
NATURA 2000 DOCOB : aucun
NATURA 2000 ZICO : PAC27 Parc National des Ecrins
NATURA 2000 ZPS : FR9312003 La Durance
NATURA 2000 ZSC : extrémité sud du site n° FR9301502 intitulé Steppique Durancien et Queyrassin / Extrémité sud-est du site FR9301509 intitulé Piolit – pic de Chabrièbres / extrémité nord-est du site n°FR9301589 intitulé La Durance / intégralité du site FR9301523 intitulé bois de Morgon - Forêt de Boscodon
PPR : avalanche, bloc, glissement, inondation, ravinement, torrentiel.
PLU : sur routes les Communes sauf Saint-Sauveur et Pontis
Sites classées : 93C05027 Plaine «  sous le roc » à Embrun / 93C05019 Fontaine de l’Ours et ses abords / 93C05026 Ilot Saint-Michel / 93C05025 Demoiselles coiffées du Sauze
Sites inscrits : partie nord du site 93I00002 Barrage de Serre-Ponçon / 93I05006 Jardin de l’Archevêché et ses abords à embrun /

 

Ce qui fait paysage

  • La roche
  • L'eau
  • La végétation
  • HABITER / Urbanité
  • HABITER / Formes urbaines
  • HABITER / Caractères architecturaux
  • SE DEPLACER
  • EXPLOITER / Tourisme
  • EXPLOITER / Agriculture
  • EXPLOITER / Industrie
  • ADMINISTRER
  • Les adrets du Lac
  • Le versant ubac du Lac
  • Les vallées du Nord / Est

Les mutations des paysages

  • Analyse diachronique 1999 - 2014

    Les vallées du lac de Serre Ponçon en 1999

    Les vallées du lac de Serre Ponçon / 2014

  • Photos constats / 1999 - 2014

    - La baie Saint Michel 1999 / 2014 -

    - Savines le Lac 1999 / 2014 -

    - La village des Orres 1999 / 2014 -

    - Entrée Sud de Embrun 1999 / 2014 -

  • Les facteurs d'évolution des paysages

    Dynamiques démographiques

    Depuis 1968, la population de l’Unité Paysagère des vallées du lac de Serre-Pon­çon augmente de manière régulière. Elle est ainsi passer de 8 325 habitants en 1968 à 12 412 habitants en 1999, 14 019 habitants en 2010 et 14 977 habitants en 2011.

    Cette croissance s’est accompagnée d’une hausse du nombre de logements avec un essaimage de la construction individuelle en parallèle de la dyna­mique urbaine des ensembles d'habitations que sont les lotissements.

    En 1999, l’UP comptait 11 701 logements, 15 108 en 2011 soit une hausse de 1,9% par an (taux légèrement supérieur à la moyenne départementale de 1,7% par an sur la même période).

    Embrun compte 6000 habitants en période basse, mais sa population est multipliée par 10 en été, aussi les conséquences sur les paysages ne sont-elles pas mineures !

     

    Evolution du parc  de logements entre 1999 et 2011 /  Source : RGP 99, 2006 et 2011

    Dynamiques économiques

    Agro-pastoralisme
    Constat : un équilibre entre des terres de labour organisées sur des terrains relativement plats et les versants où se trouvent les terres céréalières. L’espace agricole s’installe également sur des plateaux entaillés par des ravines.

    En altitude, on retrouve les caractéristiques d’une agriculture de montagne où prairies de fauches et alpages s’organisent en terrasses sur un parcellaire étroit.

    Cette diversité des cultures peut expliquer une déprise agricole moins « marquée » que dans les autres territoires.

    Industrie / Artisanat / Commerces
    Développement de l'offre commerciale Important.

    En résulte l’implantation de zones commerciales ou artisanales essentiellement dans la vallée de la Durance. Zones d’activités de Baratier (Le Liou) ou de Crots (les Moulins).

    La ville d’Embrun a développé son offre commerciale en agrandissant la zone commerciale d’Entraigues.

    Services / Loisirs / Tourisme
    Développement d’un tourisme diversifié. Les rives de Serre-Ponçon sont principalement marquées par le tourisme et les loisirs. Les vallées sont sujettes au développement des activités ludo récréatives estivales et hivernales comme à celles des sports et loisirs de natures (ski, randon­nées, canyons, escalades, VTT ...)

    Le SMADESEP souhaite conforter les équipements permettant de sécuriser sur une plus grande période les usages nautiques du lac (cales de mise à l’eau, Capitainerie, ports à sec, voies vertes…) et un projet de complexe touristique est en cours de négociation au niveau du Sauze-du-Lac.

    Dynamiques des milieux naturels

    Reconquêtes forestières et fermetures des milieux ouverts

    Érosion des rives du lac

    Enfrichement des terres agricoles

    Désordres torrentiel

    Remontée biologique

     

    Les politiques d'aménagement

    Accessibilité

    Le développement touristique crée des besoins en matière d’infrastructures : les routes, (liaisons entre les infrastructures touristiques mais aussi desserte locale pour les bourgs, hameaux et vallées), mais aussi le rail dans sa modernisation avec les répercussions possibles sur les réseaux rou­tiers et sur la desserte locale.

    Intensité urbaine

    Urbanisation "opportuniste" dans la vallée et diffuse sur les versants, reflet de la hausse constatée de la population accompagnée d'une augmentation du nombre de logements où la part de résidences secondaires est désormais majoritaire.

    Energies renouvelables

    Principal site de production hydroélectrique de la région : le barrage de Serre-Ponçon.

    Eolien : l'étude de cadrage des projets éoliens de 2005 classe les espaces de l'UP dans des zones à sensibilité majeure :

    - où les projets d'éoliens sont interdits ou fortement déconseillés

    - où la faisabilité des projets éoliens est liée aux conclusions du pré diagnostic, puis à une démarche intercommunale de projet et à l'élaboration des mesures particulières d'optimisation et d'accompagnement (*source Étude paysagère de cadrage des projets d'éoliens dans les hautes Alpes - juillet 2005 - Akene Paysage).

    Photovoltaïque : aucune étude départementale pour regarder les potentialités du terri­toire, toutefois au regard de ce qui s'amorce dans le dé­partement sur l'installation de parc photovoltaïque au sol et sur le constat de projets réalisés dans le département des Alpes de Haute Provence (Commune du Lauzet sur Ubaye, commune de Curban), une mise en garde est né­cessaire en ce qui concerne la rive droite du lac de Serre-Ponçon et ses terres agricoles actuelles.

    Politiques de gestion et de protection

    Elles sont multiples et garantissent un "contrôle" mesuré sur les projets d'aménagement vis à vis du pay­sage dans certains secteurs de l'UP.

    Autour du lac, les mesures réglementaires de protection en place et le SMADESEP encadrant les projets d’aménagement, il n’est pas à craindre de forts changements du paysage.

    C’est plutôt sur ses contreforts, notamment en rive droite, que le risque de banalisation et d’homogénéisation du paysage est prégnant, impliquant directement une perte d’identité paysagère et d’attractivité, préjudiciable à l’économie touristique. Deux phénomènes y contribuent : d’une part, le saupoudrage de l’habitat gommant les structures en « hameau » ; d’autre part, l’enfrichement, déjà bien engagé en rive gauche à l’ubac, malgré une résistance en rive droite à l’adret grâce au maintien de l’activité agricole.

    A noter que ces changements paysagers peuvent être radicaux dans un pas de temps à l’échelle humaine.

  • Les transformations des paysages / Tendances évolutives

    C'est bien l'Unité Paysagère qui a subi la plus importante transformation de son paysage.

    En effet, le lac artificiel de Serre-Ponçon a complètement modifié le paysage et la manière d’habiter ce territoire.

    Construit en 1961, le barrage a entraîné de nouveaux paysages physiques, économiques et sociétaux ; par exemple, le village de Savines-le-Lac fut détruit le 3 mai 1961, puis reconstruit sur les berges du futur lac.

    La création du plan d’eau de Serre-Ponçon a transformé des usages et installé de nouvelles pratiques dans cette vallée désormais tournée essentiellement vers les loisirs et le tourisme nautique.

    Dans l'unité paysagère des vallées de Serre-Ponçon, les activités de loisirs sont multiples et diverses entre lac et montagne, entre l'été et l'hiver notamment avec les stations des Orres et de Crévoux.

    Entre 1999 et 2014, les changements ou les évolutions du paysage sont bien réelles mais sans commune mesure avec ce qui s’est passé en 1961.

    Aujourd'hui le paysage de ces vallées de Serre-Ponçon, évolue et se transforme au gré des interventions humaines, en fonction des besoins étroitement liés à une forte activité touristique et aussi pour répondre aux attentes des habitants plus nombreux.

    A côté des aménagements qui modifient progressivement et sûrement les rives du lac, une autre partition de l'évolution des paysages se joue sans que l'on y attache une grande importance.

    Pourtant à terme, il se peut que la carte postale du lac et de ses espaces "ouverts" associés qui actuellement permettent des vues et des panoramas d'un grand intérêt, évoluent vers des scènes entravées d'obstacles visuels du fait de l'enfrichement des terres agricoles délaissés et d'une reconquêtes forestières accrues.

    Les grandes mutations du paysage de cette Unité sont concentrées dans la vallée principale de la Durance, notamment avec l'installation des Zones d'Activités et des Zones Commerciales qui se sont positionnées aux abords des axes routiers (RN 94 essentiellement) et très souvent dans des espaces stratégiques que sont les entrées de villes et les points de diffusions (carrefours routiers).

    Dans cette dynamique d'évolution urbaine et économique, certains secteurs des vallées comme celle de Crévoux et des Orres en accroche avec la RN 94 subissent ces transformations disgracieuses.

    Scénario le plus probable d’évolution

    • Urbanisation galopante occupant d’abord les fonds de vallée en amont du lac, autour d’Embrun, puis remontant sur les versants
    • Enfrichement rive droite (la forêt gagne en altitude)
    • Implantation du photovoltaïque
  • Les enjeux paysagers

    Le versant adret avec une mosaïque agricole et son mitage urbain

    Limitation d’une urbanisation diffuse qui grignote le paysage aux abords des villes, villages et hameaux et installe la perte de repères entre ce qui est construit et ce qui relève des espaces de nature (Prunières et de Saint Apollinaire). En effet, les extensions urbaines en périphérie créent un mitage et une consommation des espaces agricoles et naturels.

    Dilution de la polarité urbaine faisant peu à peu disparaître les formes groupées des villages et hameaux.

    Maintien d’une agriculture au travers d'une activité agro-pastorale qui "jardine" le paysage des plateaux et des contre forts et limite la reprise de la forêt dans les espaces qui lui sont laissés libres.

    L'enfrichement, transformation d'un paysage ouvert qui donne des espaces de respiration.

    La perte d'un espace agricole et de pratiques agricoles (Adrets du lac Prunières, Puy Sanières, vallées des Orres et de Crévoux)

    La mise en scène d'une surenchère de l'affichage publicitaire en entrée et sortie d’agglomération

    L'installation quasi systématique des zones d'activités et artisanales

    Le versant ubac dominé par la forêt

    L'enfrichement total

    L'urbanisation diffuse qui grignote le paysage sur les ubacs de St Jean le long de la route départementale N°90

     

    Les vallées reliées au lac de Serre-Ponçon dans la partie Nord-Est de l’unité paysagère

    Limitation d’une urbanisation diffuse qui grignote le paysage aux abords de la ville d’Embrun, avec de surcroît la mise en scène d'une surenchère de l'affichage publicitaire en entrée et sortie d’agglomération et l'installation quasi systématique des zones d'activités et artisanales

    La perte d'un espace agricole et de pratiques agricoles dans les vallées des Orres et de Crévoux

    L'enfrichement, transformation d'un paysage ouvert qui donne des espaces de respiration.

  • Les préconisations paysagères

Projection prospective : Les paysages possibles

AVERTISSEMENT : Les scenarii présentés s'appuient sur des processus de mutation des paysages mis en évidence par une analyse objective des données disponibles. Ils ne constituent en aucun cas une évolution voulue ou souhaitée. Ils alertent d'une possible transformation si les décisions en termes d'aménagement du territoire n'affirment pas une vraie préoccupation de préservation des paysages. Ils incitent à une vigilance paysagère orientée vers la sauvegarde de la qualité des paysages, source de développement économique et social.

  • Rive gauche - rive droite, quand le versant "ubac" fait face au versant "adret"

    C'est bien sur les contreforts des rives du lac que les paysages évoluent avec une certaine aisance, au gré des politiques publiques, de projets d'aménagements privés, des documents de planification et d'une dynamique des milieux certaine.

    Les différents constats établis sur la rive gauche du lac (dynamique forestière, fermetures des espaces ouverts) laisse penser que le futur paysage de cet ubac sera forestier dans la mesure où une grande partie de celui-ci est déjà fortement livré au bois.

    En ce qui concerne les versants "adret" du lac, ce n'est pas la même partition.

    Dans ces espaces, se côtoient les champs, les villages et les hameaux et par endroit des bois.

    En 2014

     

    Cette mixité a l'avantage de présenter des paysages très variés dont les changements sont grandement rythmés par la saisonnalité, l'étalement urbain et la dynamique des milieux.

    En ce lieu, les constatations faites sur l'éclatement des formes urbaines (villages et hameaux), l'abandon des terres agricoles et l'enfrichement de celles-ci pour laisser place à une strate arboré progressive, nous laisse envisager les paysages de demain au travers d'un tableau peu flatteur pour l'ensemble des habitants de ce versant.

    Des espaces qui se ferment avec des terres agricoles qui se réduisent et qui s'orientent vers des pratiques de mono culture (rendements, travail mécanique, taille des exploitations, etc.) et la possible apparition des paysages de l'énergie renouvelable avec des "champs de panneaux photovoltaïques" (exploitants agricoles proches de la fin d'activité sans perspectives de reprise de l'exploitation, location attractive des terres par des porteurs de projets privés).

    Le paysage du futur de ce versant sera également plus urbain et surtout encore plus étalé si l'on ne parvient pas à penser les besoins en logements dans le dessin des formes et les typologies urbaines groupées que sont les villages et les hameaux. Aujourd'hui certains secteurs de ce versant vont s'affranchir de leurs limites naturelles et agricoles pour tendre vers une conurbation plus ou moins lâche, avec in fine la perte identitaire d'un habitat groupé qui constituait le hameau ou le village.

    Dans ce scénario du futur dont les grandes lignes sont déjà bien amorcés, il faudra installer également la forêt qui, de l'amont à l'aval, part à l'assaut des terrains agricoles délaissés, forêt au caractère méditerranéen étant donné l'exposition du versant.

  • En remontant le lac, plus au nord ...

    Embrun ville phare de ce territoire, ville tentaculaire dans les années à venir avec son urbanisation diffuse qui part à la conquête de son versant.

    On peut très bien imaginer au regard de ce qui se passe aujourd'hui et surtout de l'analyse des photos aériennes de 1999 à 2014, le devenir de la ville et de ses extensions qui repoussent ainsi son urbanisation au delà des contraintes physiques (ravins, forte déclivité, etc.) et certainement au delà de la commune, car les habitations les plus au nord de la ville, ne sont qu'à 1km à vol d'oiseau des habitations sud de Châteauroux les Alpes.

    En 2014

     

    A l'échelle de ce territoire, cette distance linéaire qui aujourd'hui s'apparente à des espaces de nature (agricoles et naturels) sera très vite grignotée par une urbanisation frénétique et lâche.

    Ce que l'on peut imaginer sur la commune d'Embrun, trouve son pendant sur la commune de Crots, entre les terres agricoles de la vallée qui disparaissent pour laisser place aux Zones d'Activités Economiques et ou Artisanales et une urbanisation qui trouve sa place au gré des opportunités foncières entre ces secteurs construits dans la plaine et les versants qui remontent vers les hameaux et villages en hauteur (protégés des caprices de la Durance).

  • Les rives du lac

    Le paradoxe dans ces scénarii, vient des rives du lac,alors que l'on imagine une évolution des versants ubac et adret, prégnante pour l'ubac et fort délicate pour l'adret, il est peu probable que la bande littoral du lac connaisse de grands bouleversements au regard de ces espaces.

    Les raisons en sont, tout d'abord l'application de la loi Littoral et les prescriptions de sauvegarde des espaces proches du rivage et ensuite le Syndicat Mixte d'Aménagement et de Développement de Serre Ponçon dont le travail est de mener un développement cohérent des aménagements du domaine hydroélectrique.

    En 2014